Nous sommes les femmes socialistes


  • Comuniqué de presse des Femmes socialistes suisses, 7 juin 2022

    Le Conseil des États a manqué une occasion historique en ce qui concerne le droit pénal en matière sexuelle : au lieu de se prononcer en faveur d’une solution de consentement selon le principe « seul un oui est un oui » pour la nouvelle définition du viol, il soutient le principe « un non est un non ». Les Femmes socialistes sont déçues de cette décision, car une solution du type « un non est un non » ne protège pas efficacement le droit à l’autodétermination sexuelle. Elles appellent donc le Conseil national à corriger la décision du Conseil des États. Artikel lesen…

  • Blog de Frédérique Beauvois, membre du comité directeur des Femmes socialistes, 4 mai 2022

    Les droits acquis ne le sont jamais. Jamais. Nous en avons aujourd’hui un sinistre exemple aux Etats-Unis, où la Cour suprême préparerait la fin du droit constitutionnel au droit à l’avortement. La fuite de l’info – inédite – est à lire sur www.politico.com.

    L’attaque est frontale : ce droit vieux d’un demi-siècle serait selon ses détracteurs « erroné depuis le départ » ! Il s’agit là d’une remise en question inadmissible du droit à disposer de soi-même et de son corps. Un assaut abominable contre la dignité, les droits et l’autonomie corporelle des femmes.

    Interdire l’avortement n’en a jamais fait baisser le taux. Bien au contraire, cela favorise les avortements clandestins qui mettent en danger la santé, voire même la vie de millions de femmes. Des femmes à nouveau cible de cols blancs conservateurs en immense majorité dépourvus d’utérus.

    Cintres et aiguilles à tricoter, le retour ? Nous nous battrons. Pour le droit humain fondamental d’avoir le choix. Laissez les femmes avorter si elles le jugent nécessaire. Nous ne sommes pas des enfants incapables de décider ce qui est le mieux pour nous et nos familles. Lâchez-nous l’utérus !

     

  • Communiqué de presse des Femmes socialistes suisses du mercredi, 13 avril 2022

    Dans sa prise de position sur la révision du droit pénal en matière sexuelle, le Conseil fédéral suit la majorité de la Commission des affaires juridiques du Conseil des États (CAJ-E) et demande, pour l’infraction de viol, une solution du type « un non est un non » avec qualification en cas de violence ou de contrainte. Il ne tient ainsi pas compte de l’avis de la population, du mouvement féministe et des personnes victimes de violences. Les Femmes socialistes suisses appellent les membres du Conseil à ancrer enfin dans la loi le principe du « seul un oui est un oui » et à améliorer efficacement la protection de l’autodétermination sexuelle.
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