Nous sommes les femmes* socialistes


Stratégie Egalité 2030 : sans ambitions, incomplète et élitiste

Von SP Frauen* Schweiz / PS Femmes* Suisse, 28. avril 2021

Communiqué des Femmes* socialistes suisses du 28. April 2021

Les Femmes* socialistes prennent note avec regret de la stratégie fédérale en matière d’égalité publiée aujourd’hui. 40 ans après l’inscription de l’égalité des genres dans la Constitution fédérale, le Conseil fédéral rate l’occasion de lancer une politique d’égalité tournée vers l’avenir. La stratégie tient trop peu compte des réalités sociales, cimente une vision binaire du monde et omet des points importants.

« Deux ans après l’immense Grève des femmes* et l’élection historique du plus grand nombre de femmes jamais élues au parlement fédéral, ce n’est tout simplement pas suffisant, j’en attendais beaucoup plus », déclare Martine Docourt, co-présidente des Femmes* socialistes suisses. « Dans certains domaines, cette stratégie n’est rien d’autre qu’une liste de mesures qui ont déjà été décidées – beaucoup de brassage d’air pour peu de concret. » En outre, les mesures visent principalement les femmes qui gagnent plus et leur accès au tapis rouge.

Les mesures envisagées pour améliorer l’autonomie économique des femmes n’abordent pas suffisamment le problème du care : tant la faible rémunération des professions du domaine des soins ou d’autres professions typiquement féminines que la reconnaissance insuffisante du travail du care non rémunéré sont laissées de côté. En ce qui concerne l’amélioration de la situation des femmes en matière de pension, nous jugeons inacceptable l’augmentation de l’âge de la retraite à 65 ans. En revanche, la réduction de la déduction de coordination dans le deuxième pilier est à saluer.

Et, enfin, il n’existe pas de stratégie audacieuse et nationale en matière de garde d’enfants en vue d’améliorer la compatibilité entre la famille et le travail. « Une telle stratégie rendrait l’accueil extra-familial pour les enfants accessible à toutes et tous », déclare Martine Docourt. « Cela permettrait une plus grande égalité des chances pour les enfants. »